• Et si on arrêtait les conneries !


    Réaction de Michel Teychenné suite aux incidents de Labastide de Sérou (09) où, samedi, des opposants à la présence d'ours dans les Pyrénées, s'en sont pris violemment aux participants à un forum départemental des associations d’environnement.
    http://www.michelteychenne.net/…/et-si-on-arretait-les-conn…

     

    UNE RÉFLEXION SUR L'OURS EN ARIÈGE


    Aujourd’hui samedi 5 mai, 200 CRS à La Bastide de Sérou !!!

    Ce samedi à La Bastide de Sérou se tenait le forum départemental des associations d’environnement... sous la protection de 200 CRS et membres des forces de l’ordre! Cela parce que la Fédération des chasseurs, la FNSEA et les anti-ours avaient décidé d’envahir cette réunion. Pendant plusieurs heures, impossible accéder ou de quitter la salle du forum, totalement isolée par les forces de police qui ont dû user de lacrymogènes pour protéger les participants contre des manifestants excités, souvent vindicatifs, parfois gazés... mais chauffés à blanc par les diatribes de leurs leaders.

    Il est inadmissible qu’en Ariège des gens décident de qui peut se réunir librement et de qui ne le peut pas, et que des gens viennent menacer une réunion libre de personnes et d’associations ariégeoises pacifiques, empêchent l’accès au public. Merci à Madame la Préféte d’avoir pris des mesures efficaces pour protéger l’état de droit, ce forum et ses participants.

    Mais dans quel département vit-on ? Pour voir la liberté de réunion remise en cause par des élus, et pas des moindres, des responsables, des chasseurs, des élus et des agriculteurs qui s’arrogent le droit, par la force et la contrainte, de choisir qui peut se réunir ou pas ? Ce qui s’est passé ce samedi est très grave. C’est une atteinte à la liberté de réunion, d’expression et d’information, cautionnée par des élus politiques et professionnels. Parler de « valeurs et de respect républicains », c’est aussi les mettre en pratique. Ce samedi, on en était très loin!

    Quant à l’ours, l’alibi de cette « action », ça fait 20 ans qu’il a été réintroduit dans les Pyrénées. Cela fait 20 ans les présidents du Département, des Chasseurs, de la Chambre d’agriculture et de la FDSEA savent très bien qu’il faudra vivre avec en montagne, et pour cause : aucun gouvernement, de droite ou de gauche, ne les a entendus, car depuis 20 ans ils exploitent et entretiennent la colère des anti-ours et de certains éleveurs à des fins électoralistes. Vingt ans d’impasse, de démagogie, qui aujourd’hui n’ ont que trop duré. Cela ne mène à rien, sinon à exacerber les rancoeurs et à envoyer 200 CRS à La Bastide pour protéger une réunion d’une quinzaine d’associations ariégeoises. Bravo Messieurs pour votre sens des responsabilités !

    Il est temps que tous se mettent autour de la table pour des négociations menées sérieusement, et pour apporter des solutions concrètes aux éleveurs des Pyrénées. Avec des compensations et des aides importantes aux éleveurs concernés. La mondialisation de l’agriculture et le mouton néo-zélandais détruisent tous les jours les exploitations de montagne. Mais là, c’est une autre histoire, que ces Messieurs préfèrent ignorer. En fait, l’ours est bien pratique...


    Michel Teychenné
    Ancien député européen

     
    Blog de Michel Teychenné, universitaire, ancien député européen, président du Groupe de gauche à la Mairie de Pamiers (Ariège 09)
    MICHELTEYCHENNE.NET
     

    Samedi 5 mai à La Bastide de Sérou, une quinzaine d’associations et collectifs de protection de la nature et de la qualité de vie en Ariège, organisaient une journée pour dresser un état des lieux de l’environnement du département. 

    Or l’ASPAP, la fédération de chasse, les syndicats professionnels agricoles ont choisi d’appeler leurs adhérents à une « contre-manifestation » sur les mêmes lieux qui s’est avérée extrêmement violente à la fois physiquement et dans les propos tenus. 

    Programmée de longue date, cette journée se proposait de réunir les associations qui œuvrent pour d’autres perspectives qu’un avenir programmé d’effondrements biologiques, de pollutions généralisées, de projets anachroniques, d’exposition à un changement climatique aggravé dont les causes se situent souvent au-delà du monde rural. Cet événement qui n’était pas une manifestation, s’affirmait ouvert, pacifique et constructif. 

    Pourtant le motif invoqué par « les contre-manifestants » a été une prétendue provocation des associations qui ont commis le crime d’inclure dans cette journée, des groupes partisans de la cohabitation avec les grands prédateurs, du bien être animal et du passage à une agriculture affranchie des produits toxiques. Hurlements, menaces de mort en présence de Mme la Préfète, slogans xénophobes, mannequin pendu, voilà ce à quoi les associatifs ont eu affaire comme réflexion et dialogue de la part de gens qui se prétendent les seuls à « faire vivre le territoire » ! Et, malgré l’importante présence des forces de police, des personnes ont été pourchassées, agressées jusque dans leur véhicule qui a été fortement endommagé. Un grand nombre de gens qui venaient assister à la journée ont été empêchés de se rendre dans la salle… 

    Pourquoi les syndicats agricoles et les pratiquants du loisir chasse retombent – ils ainsi dans des pratiques qui rappellent les pires moments des milices, pour exprimer ce qu’ils appellent eux-mêmes « leur mal-être » ? Nous sommes sûrs que tous les agriculteurs ariégeois n’approuvent pas ces discours de haine et division, révélateurs d’intérêts et de potentats qui manipulent les désarrois, détournent le sens des interrogations et des propos revendicatifs d’un milieu en difficulté. En témoignent les agriculteurs présents dans la salle qui rendaient compte de leurs efforts à adopter des modes d’agriculture devenus nécessaires, plus respectueux de l’environnement. 

    Il n’est pas concevable que puisse se reproduire dans ce département ce genre de pression, insupportable en démocratie. L’intention et l’attitude pacifistes des environnementalistes ne permettaient en rien de justifier la menace qui a été lourdement proférée contre eux samedi par les « contre-manifestants » : nous vous empêcherons de vous réunir !… On peut imaginer ce qu’aurait donné cette tentative d’intimidation si Mme la Préfète n’était pas personnellement intervenue pour organiser la sécurité des personnes venues au rendez-vous associatif. Nos associations assurent les personnes agressées de leur entière solidarité et donneront les suites qui s’imposent à ces comportements indignes. 

    Malgré cette violence, nous avons accepté de recevoir les trois représentants des manifestants qui ont voulu nous rencontrer, et leur avons proposé un dialogue apaisé.


     
    Panneau France Nature Environnement 

     


    Etat des lieux de l’environnement. Photo site écologique Ariégeois 

     
    Les associations et collectifs organisateurs de la journée du 5 mai


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  • https://www.facebook.com/pg/kalune.musique/videos/

     

    Voici le CLIP de Cannelle, dans lequel Kalune chante l'histoire de la dernière ourse pyrénéenne.

    N'hésitez pas à le diffuser, on a besoin de Vous!...

    Réal clip: Igor Verdy
    Actrice: Louméa Itey
    Equipe technique: Axelito Peteto / Adrian Waves / Kalune / Msima Garry / Guiot Legatte
    Etalonnage: Inês Loura

    Texte: Damien Kalune
    Musique: Adrian Waves / Landry Verdy / Olivier Cocatrix 
    Violon: Anaïs Laffon
    Chorale orchestrée par Mélanie Collin-Cremonesi, avec Landry Verdy, Sandrine DrineTinou LainéSophie Pellerin, Adrian waves, Arno Hero
    Voix intro: Yohan Malka
    (Et un grand merci à WALTER FILMS pour le prêt du matériel!)

    Lien Youtube: https://youtu.be/CIg3_kdcbgY

    TEXTE:
    "C'était la dernière femelle d'Ours Pyrénéens, elle s'appelait Cannelle. L'animal a été tué par un chasseur lors d'une battue au sanglier, maintenue malgré la présence annoncée du plantigrade dans le secteur. Son ourson Cannelito est livré à lui même en Vallée d'Aspe. Il est désormais orphelin."

    Elle était reine de nos montagnes, humble matrone
    au fil des âges, son pelage était sa couronne
    elle était gardienne des ruisseaux
    attirée par le reflet de la Lune sur l'eau
    elle était l'héritage d'un monde si ancien
    que les loups face à elle aboyaient comme des chiens
    contemplant les sommets et les neiges éternelles
    c'était le royaume de Cannelle
    dernière ourse femelle d'une grande lignée
    digne représentante de nos belles Pyrénées
    sur ces douces contrées où les vaches vont paître
    l'être humain a chassé ses ancêtres
    des siècles d'écocide, de battues
    sous le regard inquiet des gypaètes barbues
    était-ce la suite logique, ou le destin peut-être
    Bientôt Cannelle allait disparaître

    REFRAIN:
    Elle était reine de nos montagnes
    Mais le Monde n'avait plus besoin d'elle
    Entre la France et l'Espagne
    Etait le royaume de Cannelle

    + CHOEURS OCCITANS:
    Adieu paura (au revoir ma pauvre)
    Adieu Orsa (Au revoir, mon ourse...)

    Elle a vu pousser les villages
    s'échapper les lourdes fumées blanches des écobuages
    Elle a vu la Bigorre devenir ce qu'elle est
    Des câbles et des pylônes traverser la vallée 
    apeurée par le chant des clarines
    partout des pâturages, des enclos, des prairies
    seule face au danger de perdre sa couronne
    de plus en plus de bergers pour nourrir les Hommes 
    Puis d'immenses barrages se dressèrent autour d'elle
    créant des paysages de lacs artificiels
    des routes par centaines, des baraques à touristes
    des trous dans la falaise pour faire des raccourcis 
    elle a contemplé le désastre
    déplorant le silence des oiseaux dans les arbres
    à l'ombre des reliefs, des pasteurs en errance
    Cannelle, combien d'espèces disparaissent en silence

    REFRAIN + Choeurs occitan

    il ne restait que vous, au revoir notre reine
    la folie est humaine, un point de non retour
    ils ont réintroduit quelques ours slovènes
    Mais votre espèce est finie, éteinte pour toujours
    Quand sous les yeux de votre ourson
    Victime d'un chasseur et des valeurs qu'il incarne
    vous fûtes tuée sans raison
    le 1er Novembre 2004, en Béarn

    FIN / CHOEURS OCCITAN:
    Tu t'en vas e ieu demori (tu t'en vas et moi je reste)
    Tu t'en vas e ieu demori (tu t'en vas et moi je reste)
    La joinessa fa la fèsta (la jeunesse fait la fête)
    Lou biòu dança, l'ase canta (le boeuf danse, l'âne chante)
    La joinessa fa la fèsta 
    Lou biòu dança, tu t'en vas
    La joinessa fa la fèsta 
    Lou biòu dança, l'ase canta 
    La joinessa fa la fèsta 
    Lou biòu dança, tu t'en vas
    Tu t'en vas e ieu demori
    Tu t'en vas e ieu demori
    Adieu paura, adieu paura
    Adieu paura, paura orsa


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